Depuis le début de la campagne électorale, nous avions été frappés du fait que les autres candidats envisageaient de faire figurer un ou plusieurs directeurs de composantes sur leurs listes A et B pour les élections au conseil d’administration des 18 et 19 février prochains. A présent les listes sont connues : il devrait y avoir 6 directeurs de composantes (soit les 2/3) candidats à l’élection au conseil plus 1 dont le mandat vient de s’achever le 14 janvier dernier après 10 ans d’exercice.
Nos listes, comme nous nous y étions engagés, sont les seules où aucun directeur de composante en exercice ne figure. Nous avons expliqué dès le début de cette campagne pourquoi nous estimons que la présence de directeurs de composante au sein du CA, au-delà du cumul des mandats, risque d’induire des situations de conflit d’intérêt, donc de favoriser l’immobilisme, contraire à la bonne marche de l’université dans une période particulièrement critique de son histoire. On ne peut pas sacrifier l’efficacité de nos institutions à des motivations électorales !
Tout en évitant la confusion des rôles, nous avons longuement expliqué que la réunion des directeurs de composantes, confortée dans son rôle consultatif, est essentielle en matière de circulation d’informations, d’impulsion, voire dans la préparation de dossiers qui concernent l’ensemble de l’université. Le jeudi 7 février dernier à l’occasion du débat entre les quatre candidats à la présidence de l’université, organisé par l’UFR de Sciences économiques et de Gestion, les trois candidats des listes concurrentes ont annoncé que les directeurs de composantes présents sur leur liste, s’ils étaient élus au CA, choisiraient entre leurs deux mandats soit immédiatement après l’élection, soit dans les semaines qui suivent voire au bout d’un an. S’il s’agit d’une reconnaissance implicite du problème que nous avions soulevé voici plus de deux mois, le résultat de ces listes telles qu’elles apparaissent aujourd’hui est que l’électeur s’apprête à voter dans la plus grande confusion pour des personnes qui soumettront la marche de l’université au gré de leurs choix personnels. S’ils se démettent de leur mandat de directeur ils déstabiliseront leur composante : les délais ne seront-ils pas trop courts pour un choix mûrement réfléchi ? Est-on sûr qu’une succession préparée en coulisse ne sera pas imposée ?
Ces questions méritent pour le moins d’être soulevées. S’ils renoncent à leur mandat au CA, ils risquent d’entraîner plusieurs élections partielles importantes dans les mois qui suivront. Dans les deux cas de figure il s’agit d’un saut dans l’inconnu posant un sérieux problème de gouvernance malgré la volonté de certains de le minimiser ou de l’ignorer. En votant pour les listes « Construire ensemble l’avenir de Paris 13 », vous éviterez ces incertitudes, et l’instabilité, la fragilité institutionnelle qu’elles engendreront.

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